Graines de Paix
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Pourquoi agir?

Il y a des guerres ailleurs et des violences ici. Les guerres deviennent plus dévastatrices, tandis que les violences qui nous entourent augmentent au quotidien. Les deux phénomènes sont plus liés qu'on ne le pense, les conséquences rejaillissent sur notre vie de plus en plus:

  • Blessures, mal-vivre, déplacements, famines pour les uns, rendant les habitants plus démunis et donc des cibles faciles de plus de violences, voire des pions ou des acteurs de plus de violences

  • Dangers, insécurité, explosions, immigrations, réfugiés, drogues,... pour les pays plus nantis, rendant les habitants plus agressifs. Et cette tendance, tristement corrélée aux ventes d'armes, s'accentue.

Nos mondes deviennent plus connectés, plus multiculturels. La multiculturalité peut être un désastre quand les armes servent à faire exploser les antagonismes - ou une opportunité si ses richesses sont cultivées. Comment en faire un facteur de paix et non de violence dans chaque région du monde y compris la nôtre ?


Violences et destructions au 21e siècle

  1. Pendant que la violence augmente dans nos vies quotidiennes, Crisis Watch* recense aujourd'hui plus de 70 conflits actuels ou potentiels dans le monde, faisant rage dans une vingtaine de régions.

  2. Selon Graines de Paix, quatre points essentiels méritent d'être soulevés :

  • La vente d'armes par les pays exportateurs à des zones de revendications religieuses explose. La prise de conscience des retombées sur la violence, la sécurité interne et la culture dans nos pays est encore très faible.

  • Depuis la fin de la Guerre Froide, ce sont les violences intra-étatiques (guerres civiles et actions violentes de mouvements revendicateurs - religieux, ethniques, économiques) qui sont  les plus nombreuses et les plus destructrices, et non plus les conflits entre Etats (même en tenant compte des interventions des Etats-Unis et de l'OTAN après les attentats du 11 septembre 2001). Les deux conséquences principales de cette situation sont l'augmentation constante de la proportion de victimes civiles (morts, blessés, déplacés, réfugiés) sur place -  et l'augmentation des immigrations et du risque d'actions violentes ethniques et religieuses dans les pays d'accueil.

  • Les conflits potentiels constituent une opportunité en matière de prévention: c'est pour ceux-là qu'une action politique / diplomatique / médiatique en amont peut encore fonctionner. D'où l'intérêt de les identifier et d'en étudier les acteurs et les enjeux.

  • La majorité des conflits actuels font rage depuis plusieurs années minimum, et certains conflits civils découlent directement d'une situation d'après guerre (ex: Kosovo). Cela pose clairement la question de l'efficacité des mesures de résolution de conflits mises en place par la communauté internationale (ONU, Etats, ONG,...), mais aussi de notre capacité (politique, diplomatique, humaine) à gérer les situations post-conflit, comme en Bosnie ou au Rwanda.

      * http://www.crisisgroup.org/library/documents/crisiswatch/cw_2009/cw75.pdf

      Recommandation bibliographique: Le Monde à l'Envers, Atlas 2009 publié par  
      Le Monde Diplomatique, 200 pages, 300 cartes et graphiques, 14 euros.

Quel rapport entre violences familières et guerres?

Même là où la paix est ancrée, par exemple en Suisse et en Europe, trop de violences sont commises - et ces violences sont en hausse constante. Elles sont parfois commises entre jeunes, et parfois contre des enfants, des membres de la famille, des amis ou collègues, ou contre ceux qu'on n'accepte pas autour de nous.

Ceux qui sont choqués par les personnes qui font la guerre contre d'autres, sont parfois ceux qui sont à l'aise avec la violence familière, la considèrent comme normale, incontournable, faisant partie de la nature humaine, et donc acceptable d'en user soi-même.

Et vous? Pensez-vous qu'il y ait un lien entre se sentir justifié de faire une guerre contre d'autres et se sentir justifié de faire violence à un proche ou à une personne ressentie comme indésirable, énervante, injuste, déshonorante?

Construire des relations de paix à la fois sociales et interculturelles

Les prochaines guerres auront-elles lieu entre pays ou entre nos citoyens? C'est une des motivations pour s'engager pour des relations de paix ici et maintenant entre personnes et entre cultures, en favorisant des compétences psychosociales et interculturelles.

Modifié 16/01/11 - 11:23

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