Accord avec la société de débats de l'Université de Tel-Aviv
La Société de débats de l'Université de Tel-Aviv a accepté de devenir Ambassadrice de Graines de Paix pour l'année 2006-2007, puis a renouvelé ce partenariat pour l'année 2007-2008.
Le premier débat sponsorisé par Graines de Paix dans ce cadre a été en relation avec la Journée mondiale des droits humains. Les étudiants ont débattu le 10.12.06 d'un projet de loi sur l'immigration illégale en réfléchissant aux droits humains. Graines de Paix a proposé aux étudiants d'intégrer dans ce débat le fait que les valeurs humaines sont le fondement et le guide des droits humains. Cette optique a permis aux étudiants de prendre plus de recul par rapport à un projet de loi controversé et à enrichir le contenu du débat.
Personnes de contact:
2007/2008: Yoni Idov Cohen, Président de la Société de débats de cette université
2006/2007: Noa Tamir, Présidente.
Plus d'informations: Contactez-nous.

Pour ou contre la peine de mort - débat du 22.1.2007
Parmi les thèmes proposés sur les valeurs humaines face à la violence, les étudiants ont choisi la peine de mort ou non pour des dictateurs condamnés. Il s'agissait d'intégrer aussi les effets à long terme et notamment la guérison et la réconciliation d'une société divisée et meurtrie. Les étudiants ont illustré leurs arguments avec des exemples historiques actuels ou passés tels qu'Iraq, Serbie, Afrique du Sud, procès nazis, etc.
Au total, une 40e d'étudiants, par groupes de 8-10, ont débattu en intégrant les valeurs de Graines de Paix dans leur argumentation, ceci face à un public d'autres étudiants qui ont pu ensuite voter pour l'équipe la plus convaincante.
Un des groupes a débattu en anglais et un DVD de Graines de Paix sera disponible prochainement montrant les points forts. Les étudiants ont par ailleurs indiqué qu'ils se sont sentis d'autant plus responsabilisés avec le soutien de Graines de Paix et aussi son appui en termes de perspectives à considérer.
Voici la position de Graines de Paix sur la peine de mort face aux dictateurs violents, texte préparé à cette occasion :
Graines de Paix est contre la peine de mort pour les raisons suivantes :
L'acte de tuer va à l'encontre du respect sincère pour la vie humaine
La peine de mort ne s'avère pas avoir une influence préventive sur les dictateurs et les grands violents, tandis que d'autres mesures, comprenant l'emprisonnement isolé, un procès international de justice juste, devoir exprimer publiquement son pardon et faire des actions hautement visibles en ce sens, s'avèrent plus efficaces dans l'effort de guérison et de réconciliation d'une société déchirée, et par là, peuvent contribuer à un monde meilleur.
La peine de mort provoque des émotions négatives – des pulsions de revanche pour les uns, et des sentiments de basse autosatisfaction pour les autres - qui alimentent le conflit et empêchent la guérison de la société des deux côtés du conflit .
Pour toutes ces raisons, la peine de mort ne peut contribuer d'aucune façon à la guérison et la réconciliation, alors que les moyens fondés sur la vérité, la réconciliation, la guérison et parfois des rituels d'ablutions, ont prouvé leur succès historique et durable dans un nombre de pays tels que l'Afrique du Sud, le Mozambique, le Sierra Leone en Afrique, et le Guatemala, l'Argentine et le Chili en Amérique Latine.
Si, contrairement à notre opinion, il était néanmoins décidé d'infliger la peine de mort dans des cas extrêmes, alors, elle ne devrait être autorisée que si toutes les personnes responsables pour des morts et autres violences dans un conflit donné, et qui refuseraient de demander pardon et de changer, étaient condamnés de façon égale par une cour de justice internationale.
Modifié 11/03/08 - 03:31 |



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